VISITE
Humour
JEUX

         

And hotel.

 

... VIE ... VOYAGE ... ESCALE ... DECOUVERTE ... EVASION ... BONHEUR ... REVE ...

 

un clic droit affiche le menu général, un clic gauche le fait disparaître

              le Grand Sud : de Marrakech à Ouarzazate (suite)       

 

  
 

Aït Benhaddou

Le ksar est un entassement de tours crénelées adossées à la montagne. Le village n'est pratiquement plus habité, il est comme figé dans le temps. 

Les casbahs ont des  fondations de pierre qui forment d’épaisses murailles et elles sont délimitées par quatre tours d’angle. Les murs en pisé isolent de la chaleur et du froid. Le centre de l’habitation est un patio formant un puits de lumière.

Le ksar a été créé par des familles de nomades ayant décidé de se sédentariser. Les habitations sont hautes et les murs solides pour faire face aux intempéries et aux ennemis.  Ce très beau ksar (village fortifié) posé au pied des collines du haut Atlas, est classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. 
Aït Benhaddou a  inspiré des cinéastes et plusieurs reconstitutions historiques, dont Sodome et Gomorrhe et Lawrence d'Arabie (la porte en premier plan à droite est un vestige d'un des tournages) y ont été tournées.
  
 

Aït Benhaddou se trouve au pied de la montagne, tout au bord de l’oued Mellah. 

Pour accéder à la casbah, il faut traverser cet oued: s'il est gonflé par des pluies récentes on le traverse à dos de mulet,  sinon on utilise un passage à gué fait de sacs remplis de terre. 

 Les femmes lavent leur linge dans l'eau de l'oued, tandis que des gamins attendent les éventuels touristes en difficultés !
          
   

Une visite du ksar s'impose ! Traversons!

   
"d'un pas cadencé,
y a moins de danger!"

   

Personne n'est tombé dans l'oued, alors

en avant pour la visite du 

Ksar de Aït Benhaddou

   

Adossé à une hauteur, Aït Benhaddou est un pittoresque village fortifié aux maisons en terre battue très représentatives de l'architecture berbère. Ce matériau (terre battue) rend les constructions très vulnérables à l'usure de la pluie, du vent... ; malgré les efforts faits dans la restauration de certaines casbahs destinées au tourisme (hôtels ou restaurants), ce sont de très nombreuses casbahs dégradées ou réduites à l'état de ruines que l'on voit tout au long de la route. La casbah de Benhaddou , elle, est bien entretenue et reste maintenue en bon état grâce à des fonds versés pour sa sauvegarde (entretien et rénovation) par l'UNESCO au patrimoine de laquelle elle appartient. .

 

 

   L'implantation du village a connu successivement trois emplacements : 
  • Au départ ce sont de simples maisons réalisées en pisé, édifiées à même la colline, autour de l'agadir (le grenier-forteresse), et cernées d'une muraille de clôture. Elles garantissaient à cette époque la sécurité de la population et des biens contre les pillards venus de la plaine : en effet cette vallée de l'oued Mellah était naguère fréquemment empruntée par les caravanes des marchands et celles-ci excitaient bien des cupidités...
  • Puis à la fin du 19ème siècle, la situation sécuritaire s'améliorant, les occupants du village bâtissent des maisons à l'extérieur de l'enceinte protectrice, sur la face la moins escarpée. C'est le plein essor des kasbahs  dans lesquelles la sécurité individuelle prend le pas sur le bien être collectif. Derrière les kasbahs, tandis que les vieilles maisons tombent en désuétude et subissent les méfaits du temps, des demeures plus simples s'érigent.
  • Depuis une quarantaine d'années environ, les habitants du village ont retraversé l'oued en sens inverse, ont quitté la Kasbah pour édifier de nouveaux groupes de maisons sur la rive droite de l'oued : c'est par cette «ville nouvelle » qui ne présente pas grand intérêt en elle-même que l'on parvient au site.

 

 
   
  

 

       

         
Un passage bordé d'un coté par des boutiques (tourisme oblige!) nous mène à l'intérieur du ksar; c'est par une alternance d'escaliers et de chemins que l'on monte progressivement vers le sommet de la colline en passant entre habitations et petites boutiques, une promenade bien agréable qui permet de voir d'un peu plus près ces architectures de terre avec leurs décors gravés sur les façades et leurs grilles ouvragées.
      
          
  

          

un petit coup d'oeil  en contrebas sur les boutiques d'artisanat bien placées juste à l'entrée du site..
Quelques boutiques à la porte grand-ouvert, nous laissent voir des tapis colorés ou autre "souvenir", mais, comme toutes les autres fois pendant le circuit, pas question de s'attarder ! En effet nous sommes attendus pour un thé de bienvenue par des amis(?) de Mahamad notre guide (cette "invitation" nous incitant à une petite participation financière en faveur des familles résidant sur place).

Du linge sèche sur une terrasse , c'est là que nous sommes attendus. Le temps d'admirer la vue sur l'autre berge de l'oued et nous sommes invités à entrer. Accueillis par des femmes et une fillette, nous traversons une des pièces d'habitation, une jeune fille nous conduit à l'étage par un petit escalier. 

     
    
    
Là, nous débouchons dans une très grande pièce aux murs ocres (peut-être en "tadelakt").
Des poutres soutenant des bambous forment le plafond. 
     

L'ameublement est très simple : un salon marocain fait de banquettes garnies de coussins adossés aux murs et de deux tables rondes. Au sol un grand tapis tissé. Sur les tables, des plateaux garnis de verres à thé et deux grandes théières nous attendent déjà.....

..et notre guide aussi!
     
           
 Réconfortés par le petit thé à la menthe et allégés de quelques dizaines de dirhams (!) pour notre petite participation financière, nous quittons nos hôtesses non sans un petit au revoir au mouton de la maison .
         

La montée vers le sommet reprend,; sans succomber à la tentation des magasins (les boutiques, c'est pas pour aujourd'hui, ce sera pour un autre jour.....), mais nous regardons quand même un instant l'homme qui fait des peintures au henné dilué avec de l'eau ; chauffé à la flamme d'un réchaud, le paysage peint prend des teintes ocres.

   
     

 

La promenade jusqu'au sommet offre de jolies vues sur le paysage environnant et sur les motifs décoratifs finement gravés sur la partie supérieure des hauts murs de la casbah.
    

  

   

  
 
  

C'est par un escalier que nous montons  vers les restes du mur d'enceinte des ruines qui trônent en haut de la colline et qui devaient être un excellent point de surveillance de la vallée. C'est un magnifique point de vue à 360° que nous découvrons de là-haut, contraste très fort entre les ocres, les beiges, les gris des montagnes arides et la luxuriance des différents verts de l'oasis.

   

  
       

Il ne reste plus qu'à redescendre en jetant un dernier coup d'oeil 

 

  
en fait, le dernier coup d'oeil sur le ksar Aït Benhaddou sera de la terrasse d'un restaurant situé juste en face : quelle vue inoubliable ! 

la prochaine étape :  de Ouarzazate à Zagora